Création

COMPAGNIE  « LES CHEMINS DE LA DANSE »


La compagnie développe des projets chorégraphiques collectifs et individuels sous la direction artistique de Julie Lamoine, danseuse contemporaine, art thérapeute et chorégraphe.


La compagnie est engagée actuellement dans une recherche chorégraphique venant  explorer les questionnements identitaires au travers de deux créations qui s’inscrivent dans un diptyque, un solo chorégraphique « suis-je » qui interroge l’avènement du féminin à travers un processus d’individuation et « sHommeS » au sein du collectif « Rencontres Dansées ».

Il s’agit de proposer une rencontre sensible avec le public venant, dans la simplicité de ces expériences partagées, dégager l’humanité de chacun, dans toute sa puissance et sa fragilité.



CRÉATION CHORÉGRAPHIQUE

Perceptives
Conception Frédérique Bodinnier et Julie Lamoine
Que dessine la danse
Quelles traces s’en imprègnent ?
Par un jeu de résonances, danseuse et plasticienne se laissent toucher par ce qui émane de l’une et de l’autre. 

Dans le cadre de NOMADES, Festival culturel organisé par la Mairie de Paris 3ème, les organisateurs nous ont proposé de nous réunir pour une performance résultant de nos recherches l’une plastique, l’autre chorégraphique.
Cette invitation à échanger entre nos deux médiums nous a conduites à explorer de nouvelles voies d’expression pour la mise en oeuvre de « Perceptives », performance qui sera jouée le 21 mai 2016 au Carreau du Temple.


Comment toucher et se laisser toucher ?
Comment se regarder, s’écouter, pour laisser exister la place de chacun dans le partage ?A travers le regard, l’une agit sur le mouvement de l’autre, le geste dansé devient trace et l’énergie du trait prend corps. Le mouvement se constitue alors comme une empreinte de cette expérience partagée et de ce qui en émerge.

Comme une mise en perspective, nous nous jouons d’une dynamique inter-projective.
Les outils du plasticien, pinceaux, fusain, encre … se mélangent aux supports papiers de toutes sortes et aux corps. Les matériaux se structurent, les traces apparaissent aléatoirement, naissent alors des éléments transfigurés, polymorphes, porteurs d’une histoire.

SOLO « suis-je »


Intentions
Danseuse contemporaine et chorégraphe au sein de la compagnie "Les Chemins de la Danse", Julie Lamoine s'engage dans un nouveau projet de recherche et de création chorégraphique autour d'un sujet intime, l’élaboration et la transmission d'une identité de femme après le traumatisme de la Shoah.  Dans cette pièce qui questionne la construction identitaire à travers les liens intergénérationnels, elle ira puiser au sein de ses souvenirs personnels et familiaux pour explorer l’avènement du féminin comme un véritable processus d’individuation, dans toutes ses potentialités libératoires. De ce cheminement individuel, de cette vulnérabilité mise à nu, comme un écho dynamique à nos propres soubassements intimes, viendra se raconter une histoire humaine et finalement universelle.                                                                                     
"Zakhor, souvenons-nous"                          


« SUIS-JE »
Une mémoire,
Une projection,
Des images de corps,
Des miroitages,
Et une danse, ma danse.
Le mouvement comme une trace.
Trace de cette mémoire familiale, psychique, corporelle.
Trace de mon cheminement, psychique, corporel.
Un témoignage de cette intégration.
Mais aussi un allègement, une libération,
L’éclosion d’une liberté malgré le poids de la tragédie
Un témoignage de cette renaissance.
Un Acte de Naissance.

Origines
Comment construire une identité après le traumatisme de la Shoah ?
Comment être fille, femme et devenir mère lorsque sa propre mère est "disparue",
Sans sépulture ?
Un deuil est-il possible ?
Une transmission est-elle possible, mais quelle transmission ?
Et puis, l'inauguration du Mémorial de la Shoah et du Mur des Noms,
La fébrilité pour trouver le nom de ses aïeuls.


                                                                                                                                      © Emilie LAMOINE

« Ce mur restitue une identité aux femmes et aux hommes que les nazis ont tenté
d’éradiquer de la surface de la terre.
Leurs noms gravés dans la pierre perpétuent leur souvenir. »
Mur des noms. Mémorial de la Shoah


Je me souviens de ma grand-mère qui cherchait le nom de ses parents,
Je me souviens de son soulagement perceptible.
Quelque chose avait lâché dans son corps, comme libéré.
Ce jour là, je me suis dit, "elle peut mourir".
Une mémoire était enfin inscrite.

Au-delà de la négation de l'humanité de ses parents, c'est leur existence propre qui était niée.
Comment inscrire le nom du père, le nom de la mère dans ces conditions ?
Pas de fin, pas de lieu pour se recueillir. 
Et pour moi, sa petite-fille,
Comment m'inscrire dans cette lignée de femmes ?
Comment devenir femme à mon tour ?
Comment m'approprier cette histoire et m'y inscrire ?
Inscrire mon identité, ma narration.
Etre Femme, enfin. 

Création
Une danse, un hommage, des prises de vue devant le Mur des noms

Réalisation d’une performance filmée dans l’enceinte du mémorial de la Shoah, aux abords du Mur des noms et dans les rues alentour.
Il s’agit d’un hommage devant l’emplacement du nom de ses aïeuls.
Une oraison funèbre mais quelque part « heureuse » car elle vient célébrer la reconnaissance de ces noms, de ces identités gravées dans la pierre.
La caméra suit le parcours de cette jeune femme qui s’imprègne de ces traces.
Une quête, une mémoire retrouvée, puis une marche,
Comme une errance qui trouve à se construire au fil de l’eau.
La vidéo élaborée à partir de cette performance devient une pièce à part entière.
Initialement prévue pour être projetée en fond de scène et intégrée à la pièce chorégraphique, elle sera  projetée sur un écran, en amont de la présentation.
Véritable prologue, la vidéo viendra traduire un état d’âme, un vagabondage, qui précède le processus chorégraphique même.


C. Odile EURIAT
Ecriture chorégraphique
Le corps pour mémoire
Le corps matrice
Le corps racine
Le corps témoin
Le corps média
Le corps comme terre initiatique
Le corps comme l’essence d’une mémoire originelle
Le corps comme mémoire d’une édification personnelle
Le corps comme l’inscription d’une mythologie singulière et collective


Les cailloux
Chaque petite pierre participe à des fabrications infinies
Les cailloux, symboles de la mémoire qui emplissent les cimetières juifs, ont peu à peu trouvé une place et accompagnent le cheminement.
Ils constituent un environnement sonore, prennent forme, se construisent et se déconstruisent pour mieux s’organiser et faire sens.
Personnification de la mémoire cellulaire, leur minéralité témoigne de l’ancrage ancestral de l’histoire qui se raconte dans ses sources les plus archaïques.
Au delà des corps et des vies connues, ils en appellent à la phylogénèse.
Protagonistes à part entière, ils participent au récit et inscrivent la narration de cette odyssée partagée.






Un leitmotiv se construit
Comme une incantation, il se répète pour mieux s’intégrer et se désagrège peu à peu.
Qu’est-ce qui s’élabore dans ce retour du même ?
Qu’est-ce qui se transforme ? Qu’est-ce qui se délite ?
Une danse furieuse, comme une nécessité, émane de ce processus
Une transe qui évoque la danse de l’élue.
A l’image de celle Nijinski dans « Le Sacre du printemps », elle vient traduire une mise à mort symbolique, une perte psychique, celle par laquelle un renouveau peut advenir et faire place à une nouvelle conception de Soi.
PROGRAMMATION 
Saison 14-15
Mairie du 3ème arrondissement de Paris
A l’occasion de la journée du souvenir de la déportation 21 mai 2015
Etape de travail / Présentation publique
Centre Daviel. Paris  13ème  31 mai 2015
Sortie de résidence
Saison 15-16
Centre d’animation Les Halles-Le Marais. Paris 1er  19 février 2016.
Maison des Ensembles. Paris 12ème  22  avril 2016
Centre Daviel. Paris  13ème  En cours d’élaboration

                 
Actions pédagogiques en direction des publics
Ateliers de médiation
Nous proposons de découvrir et d’appréhender le processus créatif mis en œuvre pour cette création au travers d’ateliers d’improvisation.
Il s’agira de partir des expériences personnelles des participants, de leurs histoires familiales vécues ou racontées comme point de départ pour un travail de composition.
es aspects seront explorés sous différentes formes qui pourront donner lieu à l’élaboration de petites séquences chorégraphiques par le biais de soli venant raconter l’histoire singulière de chacun.
Maison des Ensembles :
Stage d’une semaine en direction des jeunes habitants du quartier d’aligre du 18 au 22 avril 2016

Rencontres avec le public
Centre d’animation Les Halles-le-Marais (19 février)

EQUIPE
Chorégraphe/ Interprète Julie LAMOINE
Collaboration artistique /  coordination technique Olivier MORALES
Assistante chorégraphiqueSylvie TIRATAY
Vidéo Emmanuel PERAUD, Odile EURIAT
Création sonore / arrangements musicaux  Shäy MANE
Régie générale / Installation sonore et vidéo Jean-Louis PILON
Lumière : Gwendal DEMOND, Julien LAMOTHE. Création en cours
Costumes Katell LUCAS
Regard extérieur Hélène FORLOT
Photographie Philippe DEDRYVER
Conception graphiqueSylvain COTE COLISSON



COLLECTIF RENCONTRES DANSÉES


Performance / Composition Instantanée

Avec des danseurs de toutes capacités et mobilités perceptives, en situation de handicap ou non
Lien vidéo https://vimeo.com/151991249

LE COLLECTIF




La particularité de notre groupe consiste à proposer des performances de danse dans différents lieux, parcs et jardins qui composent le patrimoine de la ville de Paris. 
À travers notre manière d'occuper l'espace, nous nous attachons à proposer une expression poétique qui invite le spectateur ou le passant à envisager différentes façon d'appréhender les lieux qu'il traverse et à leur donner de nouvelles perspectives tout en ouvrant un autre regard sur le handicap.
Il y a une dimension politique dans l’idée que tout le monde peut danser, quelques soient ses origines, son milieu social, son âge, ses problématiques personnelles, sa mobilité ou ses capacités perceptives.
CREATION 2016  « sHommeS »

Cette performance s’inspire de la composition instantanée et notamment des « scores » mis en avant par Nancy Stark Smith, sortes de partitions dansées dans lesquelles les danseurs improvisent selon des principes organisateurs prédéfinis.

“Une ligne compacte traverse la ville. Cinq hommes.
De cette masse, de ce déplacement uniforme émerge de nouvelles perceptions sur l’espace qui nous entoure. D’autres couleurs prennent forme, se transforment, jusqu’à l’éclosion de personnalités, traces de chaque individualité venant s’inscrire dans l’histoire du lieu, la laissant par là-même en devenir.” 

Dans cette pièce, la relation entre la musique et la danse est mise en avant.
Partenaires à part entière, musicien et danseurs improvisent ensemble à partir d’une partition partagée dans laquelle le mouvement inspire la musique tout comme le son souligne la danse.
Le compositeur Shäy Mané s’associe à notre démarche et mixe en temps réel à partir de ses créations personnelles pour construire une synergie dans laquelle musique et danse se nourrissent mutuellement.
La particularité de cette œuvre musicale est qu’elle s’adapte à chaque performance de par sa forme improvisée, ce qui produit une création originale en perpétuelle évolution.


Notre démarche artistique est en lien avec la question de l’intime, de l’individualité. L’intention est de toucher à l’universalité qui nous rassemble tous en tant qu’êtres humains.
C’est le propos de la performance « sHommeS » qui traite du masculin avec seulement des hommes interprètes, de tous horizons et de toutes capacités perceptives.
Dans le sillage du groupe, avec son identité forte, émergent des personnalités, des matières propres à chacun.
Cette performance s’inscrit dans la recherche chorégraphique de la compagnie qui explore les questionnements identitaires et leurs potentialités libératoires à travers le mouvement dansé. Elle constitue avec le solo “suis-je” un diptyque qui, dans une rencontre sensible avec le public et dans la simplicité de ces expériences partagées, vient dégager l’humanité de chacun, dans toute sa puissance et sa fragilité.


NOTRE DEMARCHE :
Constats
Les personnes en situation de handicap et les personnes dites « valides » ont rarement l’occasion de se rencontrer et de créer du lien social dans une situation de mixité.
De même, il existe peu de place pour l’expression publique des personnes en situation de handicap et peu d’opportunité de soutenir leur expression artistique.
Cette situation entraine souvent une mise en marge des personnes en situation de handicap qui, pour autant, ont une parole et une créativité riche à partager.
Par ailleurs, les espaces qui composent la ville, trottoirs, places, parcs et jardins deviennent des lieux de passage dans lesquels on a peu à peu perdu le rapport social et à l’autre.
Le spectacle vivant peut apporter une autre couleur à l’espace urbain en amenant une dimension poétique.
L’expérience de danse, à travers la dynamique de groupe qu’elle induit, favorise l’altérité. La danse, mode d’expression avec son langage propre peut ainsi constituer un outil de communication et inviter à de nouvelles modalités de dialogue et de rencontre qui pourront permettre d’explorer d’autres supports d’identification, d’autres possibilités d’être au monde et en relation.

 Il s’agit alors de redynamiser le lien social et le rapport à l’autre dans la cité, comme la possibilité de réinvestir une place, personnelle, individuelle, intime,  au sein de l’espace public.


Origines
Le Collectif « Rencontres Dansées » est le fruit d'une collaboration de cinq ans entre des danseurs de tous horizons, en situation de handicap ou non, tous réunis autour d'un intérêt commun, la transformation de l'espace urbain par l'acte chorégraphique. 
Initié en 2010 par la Compagnie « Les Chemins de la Danse » en partenariat avec les associations « Personimages » et « Anqa » dans le cadre d’un atelier hebdomadaire de danse improvisation en direction d’adultes en situation de handicap, ce projet est porté depuis 2012 par  Les Chemins de la Danse sous la forme d’ateliers de composition chorégraphique.

PROGRAMMATION
Maison des Ensembles. Paris 12ème
19 Mars 2016
Festival de la Ligue de l’Enseignement "EN mars, tous égaux"
Centre Daviel. Paris  13ème
28 Mai 2016
Festival du mois ExtraOrdinaire de la Mairie de Paris.

Collaboration artistique :
21 mai 2016
Festival « Nomades », Mairie du 3ème arrondissement / Carreau du Temple
Participation des danseurs du collectif à la performance visuelle et chorégraphique « Perceptives ». Compagnie Les Chemins de la Danse, en collaboration avec la plasticienne Frédérique Bodinier.
EQUIPE
Chorégraphe
Julie LAMOINE
Interprètes
Wilfried CONVERTI, Alain FAURE, Alvaro MOREL et Joseph WHARRY
Compositeur / Musicien
Shäy MANE
Photographie
Jean Charles BOURDA (Margab)

PERFORMANCES :
Juin 2015 
Festival « Entrez dans la danse »
Place carrée du Forum des Halles
Carreau du Temple
Rencontre d'improvisateurs autour de la "Lutherie Monumentale du plasticien Denis Tricot.
2014
Festival  « Nomades »
Organisé par la Mairie du 3ème arrondissement
Juin 2012, Place des Vosges
Mai 2013, Square du Temple
Mai 2014, Square Léopold Achille
Festival « Mois  ExtraOrdinnaire »
Organisé par  la Ville de Paris
Novembre 2012
Centre d’animation Daviel. Paris 13ème
Novembre 2013
Palais de la Femme. Paris 11ème. Dans le cadre de « Culture Jam » organisé par la Compagnie Anqa
Fête de l’association « Personimages »
Juin 2011, « Les passages »
Juin 2012, « Sillages »
ATELIERS OUVERTS
Parc André Citroën Avril 2012
Centre d’animation Daviel
Novembre 2012
Festival Nomades
Mai 2013
Mai 2014

Les projets artistiques de la compagnie ont pu se développer en partenariat avec d’autres compagnies, telles que « Anqa/Danse avec les Roues » ou « Operating System/Collectif 3 ».

PARTENARIATS INSTITUTIONNELS 
L’association « les Chemins de la Danse » a bénéficié du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Ville et du département de Paris ainsi que de la Mairie du 3ème arrondissement de Paris pour ses divers projets en direction des publics.
Résidences et collaborations artistiques
« Les Chemins de la Danse » bénéficient du soutien à la création du Centre National de la Danse dans le cadre de sa mise à disposition de studios.
La compagnie est également en résidence et en collaboration artistique avec la Maison des Ensembles et le Centre d’animation Daviel pour la saison 2015/2016, établissements gérés par la ligue de l’enseignement ainsi que le centre d'animation Les Halles-Le Marais, association Actisce.



 



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